
Journées européennes du patrimoine : immersion dans les pôles
Événements
La Fondation Prince Albert II de Monaco a accueilli près d’une centaine de personnes à la Villa Girasole, le dimanche 4 octobre, pour sa cinquième participation aux Journées européennes du patrimoine en Principauté.
En écho au thème 2026 « Patrimoine en péril : raviver, résister, réinventer », la Fondation a souhaité mettre en lumière son action dans les régions polaires à travers l’axe « Pôles en péril : protéger, conserver, perpétuer ». Tel que présenté par Philippe Mondielli, directeur scientifique, et Salomé Mormentyn, responsable de l’initiative Polaire de la Fondation, chaque verbe d’action permettait d’aborder un programme emblématique déployé dans ces zones.
Concernant la protection des régions polaires, il a été question de l’exemple de la sanctuarisation de la mer de Ross en Antarctique en 2016, la plus grande aire marine protégée (AMP) du monde – et pour laquelle le Prince Albert II a joué un rôle diplomatique remarquable en faveur de sa création.
La conservation a été illustrée à travers le projet porté par la Fondation Ice Memory et soutenu par la Fondation Prince Albert II de Monaco visant à documenter et sauvegarder des carottes de glaciers menacés (dans les Alpes, en Bolivie, au Tadjikistan, au Svalbard, etc.) et qui a mené, en janvier 2026, à l’inauguration de sa cave de stockage sur la station franco-italienne Concordia en Antarctique, constituant ainsi une « bibliothèque mondiale » de la mémoire du climat.
Enfin, ce sont les populations locales et autochtones d’Arctique qui ont été mises à l’honneur. Premières victimes du changement climatique et pourtant gardiennes de savoirs ancestraux, elles contribuent le plus fortement à la préservation des écosystèmes polaires et de nos nombreux projets soutenus par la Fondation ont pour objectif de les accompagner dans la mise en place ou le renforcement de solutions respectueuses du territoire et des pratiques culturelles.
En complément, quelques photographies de John Weller, issues de sa série « Peace Through Science », conçue comme un plaidoyer en faveur de la défense de l’Antarctique, du climat et de l’Océan, étaient exposées dans les pièces de la villa. Les visiteurs ont également pu découvrir des aquarelles de l’artiste et environnementaliste Meg O’Hara qui a participé à une expédition de recherche le long de la côte ouest du Groenland (océan Arctique) à bord d’un voilier, en partenariat avec 11th Hour Racing. De cette expérience, est né « 69° Nord – Groenland », un ensemble de peintures traduisant les paysages de neige, de glace et d’eaux glaciales. Et, belle surprise pour les visiteurs, l’artiste était présente pour commenter son travail et échanger avec eux.








